21 octobre 2006

Infiltration du MEDEF

Manu, çuiquisépasconsé, est travailleur social au Kremlin Bicêtre. Etait travailleur social, devrais-je dire, puisqu’il a quitté l’association qui l’employait pour rejoindre le grand capital dont le siège est dans la capital et plus à côté de l’Aéro, moins distinguée comme échoppe, mais hautement plus sympathique que les brasserie pasteurisées qu’il sera amené à fréquenter.

Le grand capital est en fait le MEDEF. Nous avons d’ailleurs fait toutes les plaisanteries d’usage sur ce qu’il devrait faire avec la chef de cette sympathique association pour qu’il puisse monter, non pas cette chef, mais dans la hiérarchie du patronat. Je vous remercie.

Il nous a dit qu’il allait avoir un poste intéressant, auquel il allait pouvoir monter de grands projets qui seront utiles à tous les salariés de l’Ile de France afin qu’ils puissent avoir une formation qui leur permette d’avoir de vraies perspectives de carrière.

Mon œil (pour ne pas citer une partie plus charnue de mon anatomie) ! Pour ma part, je pense qu’il a changé de boulot pour gagner plus de pognon. Ce n’est pas le tout de faire dans le social, faut aussi faire dans l’oseille. Quant à Tonnegrande, lui-même travailleur social associatif, pour vous dire quels genres d’énergumènes peuplent mon existence, il m’a glissé à l’oreille que Manu serait chargé d’une mission d’infiltration dans le MEDEF par des organisations gauchistes dont nous tairons le nom et le non à l’Europe.

Quoiqu’on en dise, cessons la polémique. Manu est un ami, nous allons continuer à lui adresser la parole, plus souvent par blog interposé que devant un demi, mais tant pis. Ca me fait penser que je n'ai plus ses coordonnées. Il faut que j’envoie un mail à laurence.parisot@medef.fr :

Chère Laurence,

Mon copain Manu vient d’être embauché par votre sympathique mouvement dont la finalité n’est autre que de remettre la France en marche, en faisant travailler tous les français en permettant à leurs patrons de les licencier facilement.

Il a oublié de nous donner son adresse dans le civil, pouvez-vous me la communiquer ?

Pendant que j’y suis, je vous remercie de prendre grand soin de Manu qui n’est pas très habitué à fréquenter, tous ces gens en costume trois pièces. A ce sujet, si son nœud de cravate, n’est pas très réussi, vous seriez gentille de ne pas le licencier trop rapidement et de lui apprendre à le faire correctement.

Enfin, il a parfois des chemises bizarres, mais il en très fier, c’est du Kenzo. Il faut l’en excuser, vous savez, les jeunes, ils aiment bien les marques.

Mais ce n’est pas à vous que je vais apprendre ce genre de travers du capitalisme.

Cordialement,

Nicolas

Rassurez-vous, chers lecteurs, je n’en suis qu’à l’introduction de ce billet. Il me faut maintenant rentrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire la narration de la soirée. En effet, Manu aime bien prendre des nouvelles de Bicêtre par l’intermédiaire de mon blog et de celui de Tonnegrande qui ne tardera d’ailleurs probablement pas à raconter sa version de la soirée sur son propre blog, mais je doute qu’il sache faire un lien sur mon blog.

Manu aime bien quand j’ironise sur le petit monde de Bicêtre dans le blog. Aujourd’hui, c’est son tour, ça lui apprendra.

Il faut donc maintenant que je vous narre la soirée organisée par Manu pour fêter le fait qu’il n’aurait plus à nous supporter. Sachez déjà que les photos sont diffusées sur mon site, vous n’avez qu’à cliquer.

Si vous voulez bien, je vais commencer un peu avant, sinon le vieux Jacques ne serait pas intégré à mon récit et il vous manquerait. Le vieux Jacques étant banni de chez Abdel, il n’était pas à cette soirée. Si vous ne savez pas pourquoi, relisez le blog de Tonnegrande, il en parle souvent. De même, Jim n’était pas présent, ses relations avec Abdel n’étant pas au mieux. C’est suite à une histoire que je n’ai pas racontée sur le blog, car ça s’est passé au bistro un soir où Jim était sensé dormir pour être en forme au boulot demain alors qu’il était en java avec nous. Il ne faut pas que son patron le sache. Jean, le patron en question, a missionné son fils pour venir voir sur le blog les âneries que je peux raconter sur son compte. Enfin, je ne vais pas commencer à critiquer les patrons, maintenant que je suis lu par le MEDEF.

Donc, le vendredi matin, je me lève. Peut-être que je commence un peu trop avant, là ?


17h45 départ boulot. 17h55 arrivée maison (un miracle de trouver une circulation comme ça un vendredi soir). Ménage, lessive. 18h30 arrivée à la Comète.

Finalement on a confié le vieux à Deblais et on a traversé pour rejoindre l’Aéro où avait lieu la fête organisée par Manu. Je ne vais pas m’étendre sur cette soirée qui était très bien, mais ce billet commence à être un peu long.

Quelques anecdotes quand même.

J’ai réussi à prendre en photo Jacky le boucher qui a horreur de ça depuis qu’il sait que je diffuse des photos sur le blog. Il a promis de me faire un procès. Faut dire qu’il est patron. Il est parti de bonne heure car il devait participer à un cocktail avec des gens de sa condition.

Je me demande si Laetitia n’a pas un peu abusé du champagne.

Joël était très en forme en fin de soirée.

Tonnegrande est parti de bonne heure car il avait la voiture et ne pouvait pas se laisser aller des abus. Il n’a cependant pas oublié de boire le dernier. D’ailleurs, je crois bien qu’il a bu plusieurs derniers, puisque le gros Loïc, n’arrêtait pas de mettre son verre à niveau dès qu’il avait le dos tourné.

Le gros Loïc lui-même a accusé un coup de fatigue et est parti rapidement en prenant soin de raccompagner Laetitia, ce qui est un signe de forte sympathie. N’y voyons pas autre chose.

Ramdane fidèle à lui-même prenait des photos en se faisant charrier par Abdel, pendant que Djibril faisait du gringue à sa femme, Anne-Fleur. Voilà. Je crois que j’ai parlé de tout le monde. Sauf des deux types qui étaient là au début, mais je ne connais pas leurs prénoms, de même que les quatre gugusses qui ont profité du fait qu’Abdel oublie de fermer le bistro pour s’en mettre quelques uns derrière le cornet.

Manu est parti dignement. Il n’était pas saoul. Ce n’est pas totalement exact, mais n’oublions pas que son futur patron nous lit.

Remercions Manu pour cette soirée. Remercions aussi Abdel puisqu’il a accepté d’attendre 23 heures alors qu’il ferme à 22 heures pour servir des consommations payantes, puisqu’avant on buvait le champagne de Manu.

Sur la fin, Abdel, Djibril, Manu et moi étions au champagne alors que les autres buvaient du rouge. On voit bien qui a une âme de patron.

Et, Manu apprend vite. Il avait pensé à amener du rouge pour le peuple.

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