25 janvier 2006

Génocide

Ce blog redevient subitement sérieux. Que lis-je sur actu.voila.fr ?

Le titre : Le Conseil de l'Europe entame un débat-marathon sur les "crimes communistes"
Le début de l'article : "Les parlementaires du Conseil de l'Europe ont entamé mercredi un débat-marathon sur la nécessité d'une condamnation internationale des "crimes" des régimes communistes totalitaires, un sujet toujours tabou pour des partis communistes en Europe."

Avec les aneries qu'on a connues il y a quelques semaines, il n'est pas indispensable de rappeler que ce sont les parlementaires qui font l'histoire... mais qu'ils ne sont pas là pour l'écrire.

On peut faire un débat sur la nécessité de je ne sais plus quoi, mais il faudrait d'abord faire un débat sur la nécessité de débattre.

Que les communistes aient commis des atrocités... atroces, nul ne peut prétendre le contraire. Mais la suite de l'article d'actu.voila.fr amène à penser qu'il faut les comparer aux facistes... Et à se jeter à la gueule le nombre de morts.

Le débat demandé au niveau du parlement européen consiste en gros à savoir s'il faut reconnaitre les erreurs des communiste. On les reconnait.

Y'en a qui ont commis des massacres pour faire passer l'idéologie, y'en a dont les massacres sont l'essence de l'idéologie. Mais je m'égare.

Le parlement est là pour légiférer. Laissons les belles phrases à nos présidents, qui sont là pour ça. Le parlement n'est pas là pour écrire l'histoire, mais pour la faire. Les parlementaires n'ont pas à légiférer sur l'histoire. C'est le boulot de nos historiens... et, encore une fois, de nos présidents de prononcer des phrases historiques.

il y a quelques semaines on s'étonnait de la manière dont nos députés voulaient réécrire l'histoire de la colonisation (c'est un autre sujet, je le laisse à Tonnégrande). Et voila, que vois-je au coeur de la dépêche : il faut que le parlement exige de je ne sais plus quelle ancienne république nord-est européenne réécrive ses livres d'histoire. Je n'invente pas je copie : "invite les ex-pays communistes, tous membres de l'organisation paneuropéenne à l'exception du Bélarus, à lancer des campagnes de sensibilisation, à ériger des monuments commémoratifs aux victimes et à réviser leurs manuels scolaires."

De quoi se mêle-t-on ?

Alors, je cite "René van der Linden, le président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe avait insisté lundi devant la presse sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'un débat contre les régimes communistes "qui ont lutté contre le fascisme", mais "contre des crimes qui méritent une prise de position politique ferme"."

D'accord.

Mais surtout pas un débat de législateurs. Ou de parlementaires. C'est pariel.

Un exemple : il y a quelques années, nos députés ont reconnu le génocide arménien. Ca rime à quoi ? Le génocide arménien, personne n'en doute. Ce n'est pas au législateur de s'en emparer.

Mais à l'historien.

A notre président de prononcer des discours émouvants. Mais pas à l'assemblée d'écrire les livres d'histoire.

J'en reviens donc au début... Et à la loi sur la reconnaissance par l'éducation nationale des bien faits de la colonisation (je résume). Mais je vais laisser à Tonnegrande la tâche de s'exprimer sur le sujet.

Faut arrêter.

Ce qui ne me dit pas comment s'écrit "bien fait" au pluriel... Et je n'ai même pas fait l'effort de chercher la photo d'un noir dans un champ de coton pour illustrer l'article.

4 commentaires:

  1. Il suffit que je donne mon avis sur un sujet dont je ne connais rien, et dont je m'en fous à un point incroyable, pour que le grand Jacques, par opposion au vieux Jacques donne le sien. Je cite la dépêche AFP sur actu.voila.fr (vers 21h 40 ce soir) :

    Au nom de la "concorde", Jacques Chirac a demandé mercredi la "suppression" de l'alinéa controversé de la loi du 23 février 2005 mentionnant le "rôle positif" de la colonisation française, en sollicitant son "déclassement" par le Conseil constitutionnel.

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  2. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  3. Merci. Et puis ça permet d'éviter un s au pluriel.

    Toujours ça de gagné.

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