24 août 2016

Ces ministres qui baragouinent


La baisse n'a pas été actée. Elle a été confirmée, constatée,... Mais elle n'a pas été "décidée" et, quand bien même elle l'aurait été, elle a fait l'objet d'un "acte"(chez un notaire ou autre). 

Arrêtons d'employer des mots au hasard. 

20 août 2016

Le temps qui passe...

Plus on vieillit, plus le temps passe vite. Pourquoi ? C'est une question que je me suis toujours posée. Slate tente d'y répondre. 


J'ai toujours pensé à l'hypothèse mathématique. 

15 août 2016

La cuisine pour les nuls (illustrée gratuitement par le sauté de porc à la Jégoun)

Disons-le franchement : depuis juin 2008, le bistro en bas de chez moi, la Comète, est ouvert les samedis et les dimanches : je n'ai plus l'occasion de faire réellement la cuisine à part pendant quelques jours fériés et à l'occasion de trop rares repas de famille où il m'arrive de mettre la main à la pâte. Il n'empêche qu'à l'occasion de ces vacances, seul chez ma mère, il a bien fallu que je m'y remette et, pas plus tard qu'hier midi, j'ai retrouvé une de mes anciennes spécialités, le sauté de porc à la con.

Pour être complet, il me faut dire qu'avant 1996, je rentrais toutes les semaines en Bretagne ce qui fait que, dans ma vie, je n'ai fait couramment la cuisine que pendant une douzaine d'années. Maintenant, ce que je fais de plus compliqué tourne autour de l'omelette et de la salade de pates, ce qui n'est d'ailleurs pas si simple, quand on y pense. Par exemple, dans la salade de pâtes, beaucoup d'imbéciles multiplient le nombre d'ingrédients par principe, parce qu'une salade doit contenir des légumes, parce que c'est frai, et tout ça. Pas du tout. Il faut des pâtes, une viande coupée en petits morceaux et de la sauce, comme un mélange d'huile d'olive et de mayonnaise, du poivre, des oignons ou de l'échalote. Point. Si vous insistez, pour vous donner bonne conscience, ajouter quelques dés de poivrons.

Je vous vois venir avec ce mélange d'huile d'olive et de mayonnaise. Non, je ne mange pas gras, c'est tout au plus une fois par quinzaine et il faut relativiser. Par exemple, toi, là, tu vas acheter une pièce de bœuf de 300 grammes car tu te penses carnivore mais tu vas la choisir sans gras apparent. Moi, je prends 200 grammes avec du gras et, en bout de course, j'ai la bidoche avec le plus de goût et la moins mauvaise pour la santé. Dis-toi bien que quand tu multiplies les légumes dans la salade, tu multiplies les pesticides. Pire ! Tu passes ton temps à bouffer du poisson car c'est officiellement meilleur pour la santé mais tu ne penses pas à toutes les saloperies qu'il y a dedans, du plomb et d'autres truc qui te donne le cancer.

Pendant ces douze années de cuisine dominicale (le samedi, c'est plus chiant, il faut faire le ménage, les courses,...), j'ai inventé quelques spécialités, comme le rôti de porc confit. C'est simple. Comme vers 11 heures, tu vas prendre l'apéritif avec les copains, il te faut une viande qui puisse se manger froide au cas où cela déborde et que tu puisses cuire le matin. A une époque, je programmais mon four et la fin, j'ai trouvé la solution idéale. Tu chauffes ton four assez bien. Tu y colles le rôti, tu diminues la température (genre thermostat 3 ou 4), tu vas prendre l'apéro et tu reviens deux ou trois heures après. C'est le bonheur. Très peu de gens osent car une recette doit s'appliquer à la lettre. Seuls les vrais gastronomes et les fumiers comme moi tentent de cuisiner en s'écartant un peu des règles.

Tiens ! Puisque tu es sympathique, je vais te donner une recette simple.

Le rosbif aux pommes de terre.

Ce qui est important est la cuisson des pommes de terre. De toute manière, après l'apéro, ton rosbif sera froid. Il n'empêche qu'en faisant couler ton café du matin, tu vas mettre ton four à fond. Tu vas badigeonner ton rosbig de beurre (ça donne une espèce de couche bien sympathique quand tu le mangeras froid), tu balances du poivre et quelques épices, sans plus, peut-être de l'ail. Quand le four est bien chaud, tu enfournes le tout. Tu retourneras à mi-cuisson, éventuellement en ajoutant un peu d'eau, chacun fait comme il le sent. Tu baisseras un peu la chaleur du four après l'enfournage initial.

Pour ce qui concerne la durée de cuisson, tu ne suivras aucune recette. Tout le monde te dit : un quart d'heure par livre. C'est faux ! C'est environ un quart d'heure par livre. Disons un quart d'heure pour la première. Pour un machin de 1,5 kg, tu mets 35 minutes. En gros. Tu te débrouilles.

Une fois que c'est cuit, tu pense à éteindre le four et à en laisser la porte ouverte. Attention ! Si tu ne vas pas prendre l'apéritif avec les copains, ce qui est complètement con, et que tu souhaites manger rapidement, tu laisseras le rosbifs au four éteint avec la porte ouverte au moins 10 minutes.

Mais venons-en aux pommes de terre. Pendant que le café coule, après avoir allumé le four, tu coupes les patates en morceaux (genre deux ou trois centimètres) après les avoir épluchées. Tu prends une cocotte, tu mets les patates dedans et tu mets un peu d'eau, environ jusqu'à la moitié de la hauteur. Après tu ajoutes un peu de beurre ou d'huile (quand je dis « un peu », c'est une façon de parler). Tu mélanges de temps en temps. Quand tu pars au bistro, tu coupes le gaz et tu le remets en route quand tu reviens, le temps de découper le rosbif.

Les pommes de terre vont cuire dans l'eau et quand celle-ci sera évaporée, elles vont commencer à rissoler dans la matière grasse. C'est sublime. Tu me diras que ceci a peu d'intérêt par rapport à une recette normale. Pas du tout. Des pommes de terre à l'eau, c'est bon, mais ce n'est pas mangeable avec du rosbif froid, et il faut ajouter du beurre salé pour donner du goût. Profitons de cette espace qui nous est accordé pour cracher sur les types qui mangent des pommes de terre à l'eau sans beurre salé, notamment parce qu'ils ont salé les pommes de terre à l'avance. Alors ils mettent du beurre doux. C'est immonde.

Des pommes de terre au beurre, c'est succulent mais c'est un peu chiant à faire, il faut surveiller. Quant aux pommes de terre sautées, qui ne manquent pas de charme, elles nécessitent d'avoir été cuites à l'eau puis à la matière grasse (où entièrement à la matière grasse ce qui nous ramène aux patates au beurre), ce qui est chiant. J'ai inventé la recette tout en un.

Remerciez-moi.

Mais venons-en à l'essentiel.

Le sauté de porc pour les nuls.

Amis musulmans, vous pouvez évidemment remplacer le porc par de la dinde ou une cochonnerie comme ça, même du veau mais ça coûte plus cher, sauf pour la première étape : le choix du morceau.

Prenez un bon morceau, genre du filet mignon. Vous faites pas chier. On a une tradition en France, c'est d'avoir des recettes pour accommoder les morceaux de viandes les moins bons. La bonne viande peut aussi être préparée... Notons toutes les andouilles qui vont, à raison, vénérer la côte de bœuf ou l'entrecôte, excellents morceaux de viande. Ils vont généralement la manger avec de la sauce, au vin, au poivre, au bleu, béarnaise,... autant de machins qui vont vampiriser le goût de la viande. D'ailleurs que font-ils du filet mignon ? Ils le badigeonnent de moutarde...

Vous le coupez en petits morceaux. C'est aussi l'intérêt du filet mignon, il est facile à couper. Un coup dans le sens de la longueur, le reste, plusieurs fois !, dans le sens de la largeur. Vous mettez de la matière grasse dans un faitout à feu vif, vous mettez les morceaux de viandes à rissoler un peu en ajoutant quelques épices, notamment du poivre, des oignons et des trucs comme ça. Une fois la viande légèrement dorée, vous ajouter un peu d'eau (jusqu'à mi-hauteur). Vous baissez beaucoup le gaz, vous mélangez. Vous vaquez. Revenez de temps en temps mélanger à nouveau. Si vous allez au bistro, ne partez pas plus d'heure.

Vous pouvez ajouter des trucs, genres carottes, pommes de terre en calculant au pif le temps de cuisson (ça vous évitera de cuire des légumes à part), du vinaigre ou vin blanc, de l'ail, ce que vous voulez, du concentré de tomate, du curry,... ! Dix minutes avant la fin, vous mettez des trucs que vous avez en stock, comme des champignons de Paris (frais, mais laissez les cuire 10 minutes), de la crème fraiche,...

Et voilà ! Vous n'avez plus aucune excuse pour ne pas cuisiner. L'important est de ne regarder aucune recette de cuisine, sauf pour avoir des idées. L'improvisation totale. Hier, j'avais du porc, de la crème fraiche (et quelques épices), de la moutarde et un reste de pommes de terres sautées, j'ai foutu la bidoche dans la cocotte avec du poivre et de la moutarde, dix minutes avant la fin, j'ai ajouté la crème fraiche puis les pommes de terres sautées.

C'était divin.

Attention, néanmoins ! Faire n'importe quoi ne fait pas de vous un cuisinier, n'improvisez pas une recette si vous avez du monde et si vous avez peur d'échouer. Entrainez-vous ! Par exemple, mon sauté de porc n'est pas présentable. Il est très bon. C'est facile de faire un truc bon : de la viande cuite, du poivre et de la crème fraîche. Ce n'est pas de la gastronomie pour autant... Ce n'est pas pour ça qu'il faut obliger les autres à se taper votre espèce de ragougnasse sans nom.

Quelques conseils :

1. Ne mettez pas trop de sel, voire pas du tout. C'est une très mauvaise habitude. Si c'est fade, vous pourrez en ajouter à table. Le sel ne fait pas que relever le goût des aliments, il donne le goût de sel... A contrario, prenez du beurre salé.

2. Beurre ou huile ? On s'en fout. Parole de Breton ayant découvert la cuisine à l'huile sur le tard. L'huile crue doit être bonne et le beurre cru doit être salé. Pour le reste, débat sans intérêt. Le mieux est de mélanger un peu les deux, par exemple quand on fait des patates au beurre. L'huile est plus simple à utiliser, ne crame pas,...

3. Par contre, ne lésinez pas sur le poivre, le normal, le gris, dès le début de la cuisson. Cela donne une espèce de force indéfinissable à la viande.

4. Célibataires gras du bide et fainéants, ne lésinez pas sur les légumes verts frais, non pas parce que c'est meilleur pour la santé, mais parce que c'est simple à préparer (même si ça parait chiant d'équeuter les haricots) et parce que c'est bon "tout court", à condition de ne pas être cuit uniquement à l'eau ou à la vapeur. Il faut un petit plus. Prenez des brocolis à la vapeur, par exemple ! Vous les mangez écrasés avec du beurre salé. C'est le bonheur. Il faut que le beurre soit frais (enfin, froid), pour goûter le contraste entre la chaleur des brocolis et la fraicheur du beurre qui sort du frigo.

5. Ne conchiez pas le gras (si vous avez des invités, évitez quand même les trucs qui baignent dans l'huile...). C'est ce qui donne du goût à la viande. Je connais des milliers de types qui vont adorer le filet de bœuf parce que c'est tendre. Mais ça n'a pas de goût par rapport à un simple rosbif, une entrecôte,... 

6. Même le truc le plus simple se travaille. Une brave omelette n'est pas à la portée du type sans expérience (j'ai moi même loupé une omelette aux champignons avant hier parce que je n'avais jamais préparé d'omelette aux champignons : elle était très bonne mais absolument pas présentable, or, pour une omelette, la vue compte aussi).

7. Un épice trop peu pratiqué : le cumin. Essayez de cuire des courgettes dans de l'huile d'olive avec du cumin. Miam. Et rien de plus simple. Vous épluchez vaguement les courgettes et les collez dans une poêle avec les machins pendant 35 minutes et hop !

07 août 2016

La pinte est raide

Dans un recent billet, je racontais ma dérive du comptoir vers la terrasse. Je dois avouer qu'elle s'accompagne d'une deuxième mutation : je bois plus souvent des pintes de bières que des demis. J'en bois évidemment deux fois moins. 

Mon blog est un blog scientifique. Il nous faut approfondir ce phénomène d'autant que j'ai toujours été un opposant farouche aux pintes de bière. Quand on reste longtemps avec une pinte en terrasse, elle s'évente et surtout se réchauffe. Je trouve les gens qui prétendent savourer des pintes de bonne bière en terrasse sont des abrutis. Quand je passe du temps en terrasse et ne peut pas boire beaucoup (allez picoler quand vous avez une heure de métro sans pouvoir pisser, par exemple), je ne bois jamais de pinte. 

Ma mutation vers la pinte date de 2008, quand la Comète a changé. Ils ont arrêté de vendre des petits verres de rouge. Donc, Tonnégrande et le vieux Jacques, qui buvaient des verres de rouge pendant que je buvais des demis, à mon rythme, se retrouvaient saouls comme des cochons car ils oubliaient qu'il y a plus d'alcool dans 14 cl de vin que dans 25 cl de bière. 

Cela s'est accéléré vers 2012, quand je suis revenu à La Défense. Un soir, le jeune serveur m'a dit : arrête de me faire chier à te servir des demis, bois donc des pintes, ça me fera moins de boulot. Et il a ajouté : la pinte est à 3 euros alors que le demi est à 2€10. Le calcul était vite fait. 

L'autre phénomène vient des cadres abrutis qui par une espèce de snobisme ne boivent que des pintes. J'avais l'air malin avec les demis quand ils étaient à la pinte. Il fallait que je boive des verres en Suisse pour lutter contre ma soif bien légitime. 

Enfin, au 1880, le patron a commencé à faire sonner la cloche une demi heure avant la fermeture pour annoncer qu'il ne servirait plus qu'un seul verre à chaque client. J'ai pris l'habitude de boire des verres plus grands (parce que les clients boivent des cocktails plus alcoolisés et longs à boire). Enfin, en salle, le service est rapide mais quand on est en terrasse, heu...

Voila comment la société évolue. 

La terrasse (pour verifier le comptoir)

20h35, il était, quand je suis arrivé au 1880 ou, plus exactement, son annexe, la Grange. Il y avait trois tables sur le parking avec mon pote Gilles, le patron et des types que je connais vaguement (sauf un et une fille que j'ai pas reconnue, en fait, honte sur moi). Je les salue, le patron me fait signe de m'asseoir avec eux. J'obtempère.

Je pense que s'ils avaient sorti les tables au-delà de la terrasse, c'est pour avoir un peu d'air frais mais aussi pour être visible de la rue, pour monter que le bistro était ouvert et avait un peu de monde. Cela a fonctionné, la vraie terrasse et la Grange elle-même étaient pleines vers 22h30. Les copains sur le parking ont commencé à rentrer chez eux et nous sommes restés seuls, avec Gilles. Ca commençait à cailler et le patron avait mis le chauffage à gaz. On a trouvé une table libre puis on a été rejoints par des vagues connaissances à lui.

En une soirée, en terrasse, toute ma tension était retombée. J'étais arrivé là avec une espèce de poids sur la poitrine. A la fermeture, vers 1 heures, j'étais zen.

Ceci est un billet de test, pour vérifier le bon fonctionnement la page Facebook associée à mesblogs. Quoi de mieux qu'un billet sur les terrasses pour vérifier une page qui s'appelle "Le Comptoir de Jégoun".

C'est étrange, moi qui ai été pendant des années un homme de comptoir, je deviens un client de terrasse dans les nouveaux bistros que je fréquente, pas trop quand je suis tout seul (sauf à l'Abri Côtier, à Arradon) vu que, dans ce cas, je cherche la solitude du comptoir, justement, mais quand je suis avec des potes voire, même, de plus en plus avec des collègues de bureau (c'est un des intérêts de La Défense, on trouve certains quartiers avec de belles terrasses, je vous conseille la partie située entre le métro « l'Esplanade » et la place des Corolles, voire jusqu'à Coeur Défense).

Pendant des années, ça me dérangeait presque d'aller en terrasse, sauf pendant les vacances, l'été, d'une part parce que c'est souvent plus cher (pas en Bretagne...), d'autre part, les premiers bistros où j'étais vraiment habitué (la Comète d'avant les travaux, l'Atelier et la Grenouille). Si j'allais en terrasse, c'est parce que les gens avec qui j'étais le voulaient.

Encore maintenant, à la Comète, ou la terrasse est si agréable l'été, je préfère largement manger au comptoir quand je suis seul.

Et toi ?

05 août 2016

Coupe de vacances


On a bossé comme des fous, pendant les 10 derniers jours. Et aujourd'hui : rien. J'ai écoulé les affaires courantes. Partant en vacances ce soir, je ne pouvais pas travailler sur des dossiers. Pour vous dire, je suis arrivé au bureau à 10h20, ce matin. D'ailleurs notre nouveau DG a fait le tour des bureaux à 9h30. Les collègues ont dû lui dire que j'étais déjà parti en congés. A 17 heures, je commençais à m'emmerder et à jouer à la belotte sur l'iPhone. A 18h (au lieu de 19 minimum vu mon retard matinal) : j'ai dit : hop ! Chez le merlan. 

Ce qui m'entraîne de réflexions. 

Petit 1 : j'y vais tous les 7 mois. Ça me coûte 26 euros, donc moins de 50 par an. Je connais beaucoup de gens qui se vantent d'avoir un coiffeur à 8 euros et me traitent de con quand ils voient ce que je paye. Or, ils y vont tous les mois. Aller moins souvent chez le coiffeur est encore la meilleure solution pour faire des économies. Le mieux étant bien sûr la tondeuse mais, si je m'y mettais, avec ma carrures, j'aurais encore plus l'air d'un gros con. 

Petit 2 : je comprends que ces braves coiffeurs préfèrent travailler avec du matériel propre et humide mais pourquoi font-il deux shampoings à leurs clients ?surtout cela dure environ 4 minutes, alors qu'à la maison, ça prend 30 secondes sous la douche. 

D'un autre côté, je me vois mal me foutre à poil chez le merlan pour prendre une douche pendant qu'une shampouineuse assermentée vérifie que je me lave réellement. 

Ça ne manquerait pourtant pas de charme. 

28 juillet 2016

Viré !

Je parle du ballon dont au sujet duquel la petite dame avait soufflé dedans, ce que j'ai vu en sortant du métro alors que la maréchaussée faisait des contrôles systématiques au carrefour en face de la sortie de notre valeureux transport en commun. 

Cela m'a amusé malgré la compassion de mise. Elle a joué. Elle a perdu. Rappelons qu'en roulant bourré, on risque de tuer des gens. Alors qu'on peut bloguer ivre par exemple. C'est une conne. Cela lui servira de leçon. 

Elle était toute penaude quand le policier l'a amenée dans le camion pour faire les papiers ou la transporter jusqu'au commissariat pour la faire souffler dans un autre truc afin de vérifier le niveau de l'infraction. Elle s'est alors tournée.

Et j'ai vu qu'elle avait elle-même le ballon. Je veux bien que les grosses et les gros bourrés roulent après avoir bu quelques litres d'après mais pas que les hommes et les femmes picoles quand ils sont enceints ou enceintes. 

C'était une grosse conne. Elle mérite le gnouf. 

27 juillet 2016

Mon jour des morts !

Ça fait deux ou trois jours que j'y pense. Généralement, fin juillet je suis épuisé mais, cette annee, j'ai pris une semaine de vacances en début de mois. 

J'étais épuisé, le 28 juillet 2011 (ou 2010, peu importe), quand le fils de Jean-Louis, le Coucou, m'a téléphoné pour m'apprendre la mort de son perd, la veille. Je me rappelle avoir appelé Sylvie, ce matin là. Sans doute la première fois que je l'appelais et elle papotait sans ce rendre compte que j'avais un truc à dire... Et je lui ai dit "stop ! Il faut que je parle". Jean-Louis est mort. 

J'étais épuisé le 27 juillet 1996. J'étais avec Gaël qui était mon adjoint alors que je dirigeais un centre de vacances. Mon copain Christophe était venu nous aider à ramasser le camp avant de partir. L'orage a pointé son nez. J'ai demandé à tout le monde d'accélérer. Sinon, il aurait fallu que nous rangions les tentes humides et aurions eu beaucoup de difficultés à les faire sécher de retour en Bretagne. Son cœur a lâché. Il avait quarante ans. J'en avais trente. J'en ai cinquante. Responsable mais pas coupable. 

J'étais fatigué le 27 juillet 1992. J'étais parti en centre de vacances, comme directeur adjoint. Mon père était malade. Mon frère m'avait appelé la veille. Il faut que tu rentres. Papa va mourir, sans doute cette nuit. On n'avait pas de portables à l'époque. Du coup, il avait appelé les voisins que j'avais prévenus : je risque d'être appelé pour... Le centre de vacances se terminait et on avait une fête avec les gamins. La voisine est venue me chercher. J'ai répondu au téléphone. Papa ne passera pas la nuit. 

Et je suis revenu au camp, la fêté continuait. J'avais les horaires de train, mon billet était reservé. Les gamins me réclamaient. J'étais revenu. The show must go on. 

On avait convenu avec deux copains qu'ils m'ameraient à la gare de Toulouse, le matin, départ vers 5 heures. Deux heures de route. J'étais fatigué. A la gare, j'ai appelé la maison. Mon père était mort la veille. J'avais loupé une étape. 

Quand le Coucou est mort, j'étais fatigué, très. Comme il déprimait suite à la mort de sa femme, j'avais prévu de passer mes vacances avec lui après une visite à mes copains du Gard, comme Falconhill. Mon pote était mort et mes vacances étaient foutues. J'étais très épuisé et je ne savais même plus pourquoi je pleurais. 

Alors j'ai fait du 27 juillet mon jour des morts, même si mon père a trépassé la veille. Excusons-le. Il ne pouvait pas savoir qu'entre le 26 et le 27, il ne ferait pas la majorité. 

Vivement demain. 

Avec une pensée pour les autres copains qui sont morts plutôt que de décéder, notamment Olivier et Philippe. S'il y en a d'autres, ils me pardonneront l'oubli. Moi pas.