18 avril 2014

La vieille dame dans le métro

Je suis parti tard, ce soir. L'actualité politique est copieuse (je passe donc plus de temps dans les blogs) et ma chef est en vacances (il faut donc que je joue le rôle du petit chef). Toujours est-il que j'ai pris la ligne 7, vers 20h30, pour rentrer à la maison (via la Comète). La voiture était quasiment vide. Je me suis posé sur un strapontin. À Châtelet, une dame est entrée dans la rame. Elle me semblait avoir environ 70 ans. Elle avait des lunettes de soleil (j'en ai déduit qu'elle avait des problème de vue). Bien après, nous sommes descendus en même temps à Bicètre, j'ai constaté qu'elle était petite, au plus 1m45. Je le sais, c'était la taille de ma grand mère. 

En des années de métro, j'ai tout vu. Même des grosses femmes qui se faisaient passer pour enceintes pour avoir une place assise. C'est d'ailleurs pour ça que je me mets toujours sur des strapontins quand il y en a de disponibles, c'est la meilleure solution pour rester assis longtemps. Vous n'êtes pas viré par des femmes enceintes. Je n'ai rien contre, remarquez ! C'est seulement un vieux réflexe. On voit des connards ou des connasses qui se précipitent pour avoir une place assise mais qui se font virer par des vieux, des handicapés, des femmes enceintes,... Je laisse donc la place avant d'être emmerdé même si, à mon âge, je vais pouvoir commencer à revendiquer. Pour l'instant, je prends les strapontins. Je n'ai jamais été viré. Je me lève quand il y a du monde. 

Ma vieille dame, petite, avec des problème de vue entre donc dans la rame presque vide et vient vers moi : vous pouvez me laisser la place près de la fenêtre, s'il vous plait ? 

J'ai évidemment accepté, nous étions moins d'une quinzaine dans la voiture. Le strapontin juste à côté était libre, je m'y suis mis. 

Il n'empêche que je me demande toujours (et encore plus maintenant, je viens de me rappeler que nous étions assis dans le sens inverse de la marche) pourquoi ma vieille dame a voulu ce strapontin dans une voiture presque vide. 

15 avril 2014

Journaux sans jambes

Dans le quartier, on avait deux marchands de journaux que les habitants du coin appelaient des libraires. Je n'ai jamais été un grand client, ils ne sont pas sur ma route pour prendre le métro. L'un d'eux, le plus proche du métro, a fermé il y a quelques années suite à la construction du centre commercial. 

L'autre, plus haut vers l'hôpital, a eu des graves problèmes de santé. Il paraît même que je lui ai sauvé la vie. Après plusieurs mois sans nouvelle, je l'avais vu errer en pyjama dans Bicêtre. J'avais appellé des copains qui le connaissaient bien et ils l'avaient récupéré. 

Il y a quelques mois, il a rouvert sa boutique. La santé était revenue. 

Il y a quelques mois (moins...), sa boutique n'a plus ouvert. J'ai fait des pieds et des mains, à la demande de copains, pour avoir des nouvelles.

Rien. 

Et on m'a dit, ce soir, qu'il avait été amputé des deux jambes à cause du diabète. 

Et j'ai tendance à y croire. Radio Bistro ne dit pas que des bêtises. 

07 avril 2014

Les vieilles ivrognes !

Le bistro... Une vieille conne qui dînait en terrasse rentre dans dans la Comète avec sa cigarette et demande au serveur un numéro pour appeler un taxi. Je lui demande de sortir à cause de sa cigarette. Une question de principe. Elle refuse et m'engueule : vous n'avez rien à me dire vous êtes client pas patron. Je l'envoie chier. On s'engueule. Elle sort.
Elle était avec une copine. Elles appellent un taxi et partent. Le serveur les rappelle : elles n'avaient pas tout payé. Une fait un scandale, l'autre fait profil bas. Elles s'engueulent. "Mais si, on avait laissé dix euros sur la table". Le serveur et les deux vieilles connes sortent pour vérifier. Rien sur la table ! Finalement, la fumeuse paye en gueulant après l'autre con qui l'avait empêché de rentrer dans le bar avec sa clope.
Elles sortent. Elles titubaient tellement que le trottoir n'était pas assez large pour elles. 
Bon courage au taxi.

La casquette, la lunette des chiottes et les miennes

Les bistros sont toujours une source de réjouissances pour moi mais vendredi soir, le 1880 dépassa largement la mission qui lui était confiée.

Tout a commencé par l’arrivée d’une gonzesse avec une casquette, vers 22 heures. Le patron lui demande de l’enlever. Elle refuse. « C’est ainsi que je m’affirme. » qu’elle répond. Il lui rétorque, en gros : « C’est justement pour ça que je veux que tu l’enlèves. » « Vous n’avez pas le droit de m’interdire de mettre une casquette ». « Je fais ce que je veux, je suis dans mon bistro, si je ne veux pas de gens avec des casquettes, soit les gens avec des casquettes ne viennent pas soit les gens qui viennent avec des casquettes enlèvent leur casquette quand ils rentrent dans mon bistro. » « Je vous dit que j’ai le droit de garder ma casquette puisque ce n’est pas indiqué à l’entrée que les casquettes sont interdites. »

Christophe pensant bien que la tempête allait se calmer vaque à ses occupations. La gonzesse d’un âge relativement indéterminé (on va dire la trentaine) commence à s’énerver toute seule et à gueuler : « vous allez me servir. » Les clients à côté d’elle commençaient à en avoir… ras la casquette. Comme ils n’avaient pas bu avec modération qui n’avait pas pu venir ce soir là, ils ont commencé à l’engueuler, c’était très drôle. Christophe est donc intervenu à nouveau. « Je ne vous servirais pas tant que vous n’aurez pas enlevé votre casquette. » « Elle fait partie de moi, c’est mon style, c’est ainsi que je l’affirme. » « Vous l’avez déjà dit. » « Si c’est comme ça, j’appelle la gendarmerie. »

J’étais plié de rire vu que, un peu avant, j’avais raconté à Christophe l’anecdote objet de mon précédent billet (une gonzesse, à la Comète, qui exigeait d’être servie à 23h30 parce que j’avais encore une bière devant moi au comptoir). Elle avait dit, aussi, qu’elle allait appeler la police. A Paris, c’est la police qu’on appelle quand un patron de bistro refuse de servir. A Loudéac, c’est la gendarmerie. J’espère que vous avez saisi la subtile différence.

Toujours est-il que Christophe a réussi à la foutre dehors.

C’est alors que Jonathan Sifléletrain, un jeune client sans trop de poil dans les oreilles vient vers moi « Alors, hips, Jégoun, t’es content, t’as encore une connerie à raconter dans ton blog. » « Oui, on verra, il n’y a pas grand-chose à dire. » Du coup, comme il m’a cherché, je parle de lui. Le lendemain soir, il est arrivé au bistro vers 17h30. Il avait une de ses tronches, je me demande s’il n’avait pas pris une cuite la veille.

Un peu avant, avant la fermeture, vers 0h30, il y avait deux couples, à côté de moi. Des quadragénaires mais moins que moi, si je puis me permettre, dans la mesure où je suis bientôt quinquagénaire. Le genre d’abrutis qui sortent une fois par an pour prendre une cuite. Les mecs étaient probablement des anciens fêtards vu qu’il supportait très bien l’alcool et semblaient désespérées par leurs pouffes…

A un moment, une s’adresse à moi : « Hé ! Tu peux me prêter tes lunettes. » J’ai refusé. « Mais si, prête moi tes lunettes. » « Non » « Mais pourquoi tu ne veux pas me prêter tes lunettes ? »

Cette histoire de lunettes me fait penser à une autre anecdote que je vais raconter de ce pas. Vous aurez la suite de la dernière dans un prochain paragraphe. Figurez-vous que le patron a changé la lunette et les couvercles des chiottes. J’arrive pour éliminer quelques bières et je constate sans la moindre joie : tiens ! Le couvercle a été changé ! C’est bien, il profite de ses vacances pour entretenir le bistro.

J’ouvre donc ma braguette, relève le couvercle et la lunette et commence à uriner. Vous me diriez que j’aurais pu pisser assis mais dans un bistro, ce n’est pas très prudent. Toujours est-il que le couvercle et la lunette retombent. Je décris la scène au ralenti mais le tout se passe en quelques secondes. Je constate ainsi que je pissais sur le couvercle. Ma main droite tenant l’iPhone (ben oui, je profite de mes pauses pour consulter mes mails) et la gauche ma bite, je choisis de libérer la gauche, ma bite ne risquant pas de tomber par terre et je me penche pour relever le couvercle. Tout en faisant cela, j’ai levé la main droite derrière moi pour éviter que l’iPhone ne subisse des dommages collatéraux. Imaginez la scène. Evitez, par contre, de mêler ma bite à votre imagination. Mon corps a donc fait naturellement une rotation : ma main gauche, en bas, vers la cuvette devant moi, et ma main droite, en haut, derrière moi, avec mon iPhone. Ma bite (arrêtez d’y penser) a donc accompagné le mouvement de rotation et c’est ainsi que j’ai continué à pisser, mais sur le mur de cet honorable établissement.

Le tout en quelques secondes. J’ai relevé le bazar et j’ai continué à faire. Je suis sorti. L’iPhone n’avait pas une goutte. J’ai donc pu le ranger dans ma poche pour me laver les mains. J’ai regagné les toilettes pour mesurer les dégâts : oui, il fallait que je prévienne le patron, il convient de passer un coup de serpillière.

J’ai ensuite regardé mon pantalon et mes chaussures ! Pas une goutte ! Seule ma main gauche avait été éclaboussée, ce qui, vous en conviendrez, relève du miracle.

J’ai prévenu le patron. Il n’est pas parti avec une serpillière mais avec du ruban adhésif. Dorénavant, le couvercle est solidement accroché. Vous aurez noté le changement dans ce bistro en quelques heures : le couvercle des chiottes est scotché et il y a une affiche pour dire que les casquettes sont interdites.

Au fait ! J’ai discuté avec le patron de cette histoire de casquette. En gros, c’est un marqueur. Le type qui entre avec une casquette en pleine nuit est logiquement un type louche, du genre de ceux qui mettent des casquettes la nuit. Quand on lui demande d’enlever sa casquette, un type normal le fait. S’il refuse, c’est que c’est une crevure qu’il ne faut pas servir.

J’en étais à la gonzesse qui voulait que je lui prête ses lunettes. « Ah mais je veux essayer tes lunettes. » « Non. » Je ne suis pas un grand défenseur de la propriété privée mais mes paires de secours étant à 430 kilomètres, je ne tenais pas à prendre le risque de devoir ne rien voir pendant deux jours. Vous ne vous rendez pas compte, mais ça fait 37 ans que je porte des lunettes. Elles font partie de moi, un peu comme si j’avais une casquette, et servent de protection. C’est le truc du myope : tellement habitué à avoir quelque chose entre ses yeux et le monde qu’il a l’impression de courir des risques quand ils ne les a plus.

« Mais tu vas me prêter tes lunettes ! » « Mais tu vas arrêter de me faire chier, connasse ! » ai-je crié au point qu’une partie du bistro s’est retournée vers moi. Les hommes et l’autre fille ayant passablement honte ont payé leurs verres et se sont barrés.

Au moins, ils ne m’ont pas cassé la gueule.

Le samedi soir, un jeune, pas Jonathan, un autre, on est copains sur Facebook, aussi, mais j'ai oublié son prénom, m’a demandé : alors, tu as fait ton billet de blog ?

Désolé, je suis en retard. Mais je vais le publier dans la page Facebook du 1880. Pour illustrer ce billet, j'ai cherché la photo de Jonathan dans Google Image, avec son vrai nom. Lui, c'est la gonzesse avec le gros nez rouge et les yeux jaunes. Quand on cherche son nom, on tombe sur un tas de bombasses.

01 avril 2014

18 ans de Comète

C'est la première fois qu'un client exige d'avoir un dernier verre parce que je suis encore au comptoir. Pardon. Une cliente. Elle est partie verte de rage. Pas saoule, j'ai vu plein de pochetronnes. Seulement furieuse. 

Jean-Claude l'a virée par la peau des fesses, ce qu'il avait mieux à faire. Il y a de ces connes... 

Des prétentieuses qui se croient tout permis. 

30 mars 2014

La vieille France au comptoir

Dans les bistros, il y a parfois des gens qui vous déplaisent finalement. Ils ont des tronches de types ringards. Je ne sais pas les décrire. Le visage buriné du type qui a trop travaillé en plein air ? Une tête de plouc ? Alors quand vous avez des a priori sur les autres, vous perdez les pédales.

Hier, j’avais rendez-vous avec Corinne à l’Amandine pour l’apéro. La catastrophe… L'Amandine est un très vieux bistro avec très peu d'espace au comptoir. Le comptoir est assez long mais on ne peut pas circuler. Il y a des très gros piliers qui soutiennent l'immeuble. Quand on est nombreux, on étouffe, il faut tout le temps bouger pour laisser passer la serveuse ou le patron.

Le premier que j’ai vu, je l’aime bien. Je le connais depuis une bonne quinzaine d’années. Il trainait dans les bistros du bas de Bicêtre avec des copains à lui. On se croisait, on papotait. Un gars très grand, un instit en retraite. Depuis, sa femme est morte, de même que celle d’un type de sa bande. C’était vers 2005, je suppose. Les Monts d’Aubrac ont fermé et j’ai perdu de vue tout ce monde, croisant l’instit dans les rues. Depuis un an ou deux, il mange tous les samedis midis à l’Amandine, tout seul à une table. Nous échangeons deux mots mais la solitude lui a coupé tout goût pour la conversation. Le voir ainsi me fait de la peine même s’il n’a pas l’air malheureux.

Derrière lui, au comptoir, il y avait cette vieille dame que je vois aussi tous les samedis d’abord à l’Amandine puis à la Comète. Elle boit du café. Comme l’autre, elle n’a aucun sens de la conversation. Elle croit que je suis le frère de Corinne et me demande des nouvelles de ma mère en pensant à celle de Corinne.

A côté, un gros type de mon âge faisant 10 ans de moins, peut-être parce qu’il vit seul et loge à l’hôtel, comme un type qui démarre dans la vie. Je l’aime bien mais quand il est saoul, il devient rapidement casse-couilles. Alors je l’évite.

Il y avait les deux frangins inséparables. Je crois qu’ils vivent ensemble. Ils ont probablement la soixantaine, peut-être moins. Ils boivent de la Heineken avec mes potes, quand ils sont là. Du coup, il m’arrive de les rejoindre dans des discussions. Là ils étaient avec deux types que je ne connaissais pas, avec la sale tronche que j’essayais de décrire en préambule.

Juste à côté, avec Corinne, il y avait ce petit vieux, un copain du vieux Jacques que je connais depuis près de 20 ans. Il était client de la Comète mais n’y vient plus. Je ne l’aimais pas trop quand il bossait encore (il a bossé jusqu’à très tard, un travail confidentiel sur lequel il ne donnait aucune précision, comme s’il était agent secret). Maintenant, je le tolère mais il raconte toujours la même chose, avec des jeux de mot très pénible, presque un par phrase.

J’ai bu le coup avec eux. Je n’étais pas à l’aise et j’ai vite compris que Corinne non plus. On avait l’impression d’être les seules personnes normales dans le bar.

Je suis parti. J’ai retrouvé l’Aéro.


29 mars 2014

Le type du fond

Petite soirée. J'ai bu un coup avec le vieux Joël qui vient de partir vers dix heures moins le quart. Il reste moi et le patron. Il m'offre un verre.

Je vais aux toilettes, ce qui nécessite de passer par la salle du fond. Le patron a éteint la lumière. Je vais à taton connaissant la boutique. La lumière s'allume automatiquement quand on approche des chiottes. La routine. 

En sortant, je vois un mouvement dans le fond de la salle. Je vais voir. Il restait un type dans ce coin pas éclairé. Il s'était fait oublier.

On (le patron et moi) ne savait pas qu'il était là. 

28 mars 2014

Les copains d'enfance

Joêlle est morte le week-end dernier. Je l'ai su lundi mais compte tenu de l'actualité politique, ce blog a été à la ramasse. C'était la mère de mon copain "Frédé", par ailleurs amie de ma mère. C'était mon "meilleur ami" de mes quelques ans à mes 17 ou 18. Je crois qu'on a tous un copain d'enfance, un qui vous marque... Et les chemins finissent par se séparer. Nous avons eu le bac la même année, en 1984. On a fait nos vie. Il est parti étudier à Rennes, moi à Vannes. Depuis, je l'ai vu une seule fois, vers 1990.

J'avais des nouvelles par ma mère. Je suppose qu'il avait des miennes par la sienne.

Elles sont étranges, ces relations qu'on avait avec ses copains d'enfance. J'en avais un autre, avec des relations moins fortes. Thierry. C'est encore avec une mort, celle de son oncle, Sylvestre, qui avait été instit dans l'école où nous allions tous les trois, l'école de Saint-Bugan, que des connards de Modernoeuds ont décidé de renommer en Jules Verne, Jacques Prévert ayant eu l'honneur de renommer "Les Blainfaux". Tout cela est d'un ridicule. Et je vous passe le lycée qui est devenu le Lycée Fulgence Bienvenue parce que l'inventeur du métro parisien était issu d'une commune voisine. Thierry est chirurgien du côté de Caen. Je n'ai pas vu Frédé depuis 25 ans. Thierry, ca fait un peu moins. Disons 23 ou 24. Je l'avais vu en faisant la queue à une boulangerie, celle qu'il y avait à côté de la mairie. La dernière fois que j'ai vu Frédé, c'était sur le parking du PMU, l'actuel 1880 que je fréquente toujours. Il était en voiture et j'étais à pieds. Pourquoi ? J'avais été désagréable. Je lui avais demandé ce qu'il faisait, il m'avait répondu "je suis chercheur, et toi ?" J'avais répondu "Je travaille".

Des années d'amitié qui s'étaient terminées par une phrase laconique, de ma part, montrant que j'avais tourné la page. Odieux.

Le 23 mars. C'était la journée de l'élection. C'était aussi l'anniversaire de Tanguy, un jeune qui tient un blog et fréquente aussi le 1880. Je connais la date parce qu'on est potes dans Facebook. Dimanche, il a eu 21 ans. Depuis qu'il est né, je n'ai pas vu Frédé.

Et le 23 mars, je me demandais à quoi cette date me faisait penser. C'était le jour de l'anniversaire de Frédé. Il a eu 48 ans le 23 mars. Le jour de la mort de sa mère, à 77 ans. Une jeunette par rapport à la mienne, en pleine forme (mais je ne dirai pas plus de conneries, elle lit mon blog). Quand elle m'a annoncé la mort de Joëlle, par mail, bien sûr, ça ne m'a rien fait. C'est ensuite que les souvenirs me sont revenus. Des souvenirs idiots, évidemment. Je me rappelle qu'on s'était fait engueuler comme des poissons pourris parce qu'on avait fait des crêpes dans leur cuisine sans tout nettoyer, quand on était encore en primaire, dans l'école à côté de chez eux. Ce genre de choses... Ou alors les parties de ping pong dans la cave, chez mes parents, avec Thierry.

J'aurai 48 ans le 23 avril. Il avait un mois de plus que moi. J'ai dit qu'on était copain depuis mes quelques ans. Je suppose qu'il était avec sa mère quand elle est venue voir la mienne à la maternité.

Putain de crabe. Comme dirait La Palice, s'il buvait de la bière, avant de tomber malade, Joëlle était en pleine forme, faisait le tour du monde,...

Je ne sais plus si Frédé était à l'enterrement de mon père. Je n'étais pas à celui de sa mère.

J'aurais dû mais ça n'aurait pas changé grand chose. Nos routes se sont séparées.

19 mars 2014

Bon anniversaire Didier Goux !

Cette charmante pin up se joint à moi pour souhaiter un bon anniversaire à Didier Goux, dit le gros, dit le vieux,...

Les anniversaires, c'était mieux avant, on était moins vieux !

La bise et tout ça !