16 janvier 2015

Du nouveau ou presque au 1880 !

Les tauliers ont enfin acheté un nouveau couvercle pour les toilettes. On ne sera plus obligé de tenir la lunette à la main, la mettant ainsi sur l'urine de ceux qui n'avaient pas eu le courage de le faire et qui prenaient le risque de voir le couvercle se rabattre. 

C'était néanmoins un des charmes de ce bistro : on avait envie de laver les pognes dès le début de la pause. 

14 janvier 2015

Envoyons chier les religions


J'aime bien rappeler ce truc, cet élément qui fait que je suis non seulement content mais presque fier d'habiter Le Kremlin-Bicêtre. 

N'oublions pas ce qu'il a fallu pour faire de notre truc une République laïque. 

On ne lâche rien. Paf. 

13 janvier 2015

Marre des cons

On traine un peu à la Comète parce qu'il y a eu un groupe qui a débarqué sur le tard. Il y a un nouveau serveur. Il essaie de se "positionner". Le pauvre. Plus de vingt ans que je suis client. 

Il y a une jeune cliente qui vient là depuis quelques mois. Le serveur lui faisait du gringue, normal. Nous on la connaît. 

Elle lui dit : "hé ho ! Ca se voit que je suis lesbienne. Ca se voit que tu es juif. Alors arrête". 

J'ai honte. Mon bistro préféré. 

08 janvier 2015

Émotion (ou colère ?)


Ma copine Nancy est bien française mais habite au bout du monde, en Colombie ou au Vietnam, dans ce coin-là. Elle a fait un billet "je suis Charlie". Je voulais passer chez elle laisser un commentaire, ce soir (j'ai vu son billet ce matin) mais elle a fermé les commentaires, ce que j'apprécie d'ailleurs. Elle fait un billet pour exprimer sa tristesse pas pour laisser les autres exprimer la leur. J'ai exprimé la mienne dans mon blog politique, je n'avais pas à le faire chez elle. J'avais néanmoins autre chose à lui dire. Alors je voulais lui envoyer un mail. Mais je vais faire un billet. Nous sommes blogueurs. 

Mon premier vrai billet dans ce blog, cette année (néanmoins fait avec un iPhone, excusez les fautes). Pas un billet drôle. 

Dans mon dernier billet du blog politique (voir la bloguerolle avec mes blogs), je dis ce qui m'a emu avec cette histoire de Charlie. 

Il y a notamment le discours de mon chef   Et les témoignages de solidarité qui viennent du monde entier et d'inconnus. Ce que je voulais dire à Nancy, c'est que son billet m'a emu, non pas parce qu'elle habite au bout du monde, elle est guyano-normande, un peu comme si elle était issue de la copulation de Didier Goux et Tonnégrande, mais parce qu'elle ne fait pas partie de mon cercle habituel de blogueurs, les politiques, les influents, les historiques du Wikio. 

Ce matin, je voulais fait faire un billet sur l'émotion, ici, pas dans le blog politique, tant j'en avais marre de voir des types dire qu'ils étaient émus par le massacre islamo terroriste de Charlie. 

Émotion à pas été mon premier sentiment quand j'ai appris la nouvelle. Il y a eu la tristesse, la peur, la colère,... Je ne sais pas comment l'exprimer. 

D'autres choses m'ont emu comme les condoléances de la reine d'Angleterre au peuple français (comme quoi, je ne crains pas le ridicule), car c'est un symbole de la solidarité nationale. 

Le discours de mon chef (plus précisément le président de la boîte) m'a ému ce soir, quand il nous a dit qu'il avait maintenu la galette des rois traditionnelle malgré le deuil qui touche le pays parce qu'elle nous permettrait de partager une minute de silence. 

Ce matin, j'ai eu l'idée de ce billet sur l'émotion en pensant à un truc. Pour moi, l'émotion est ce truc idiot qui vous met les larmes aux yeux mais vous empêche de pleurer comme quand la France gagne la coupe du monde ou que le patron paye une tournée. Ce truc idiot vous met les larmes aux yeux mais vous vous abstenez parce que cela serait idiot. C'est ainsi que des détails m'ont emu avec cette histoire de Charlie. 

Toujours est-il que ce truc idiot, auquel je pensais, j'ai décidé de le raconter en pensant à la reine d'Angleterre, tellement il est idiot. C'est la première fois où j'ai eu le sentiment que cette émotion qui vous met les larmes aux yeux est ridule et inexplicable. 

C'était en 1994, j'avais 28 ans. Je faisais partie d'une association nationale depuis depuis mes 11 ans. Le responsable régional passait la main pour prendre d'autres responsabilités et n'intégrait la nouvelle équipe régionale en tant que trésorier. Lors du congrès régional, au moment du pot du soir après une journée de palabres sans intérêt (il y a jamais assez de candidats aux responsabilités), il a fait un discours. "Je vous remercie pour le travail effectué qui nous permet de maintenir notre action auprès de la jeunesse et tout ça" (dix minutes). 

J'ai eu une boule, là. J'étais ému. Les larmes aux yeux. Non pas parce que je contais ma "montée" ou parce que l'année suivante il me serait revenu de présenter mes félicitations aux trésoriers locaux. Non. Rien. C'était comme ça. Ça m'est venu du fond du ventre. 

Merci Loïc. 

Alors je vais aussi raconter ma première émotion "avec" les blogs. 

J'avais organisé, avec CC, une soirée de blogueurs en août 2009. Elle m'avait dit : pour une fois fais nous ton truc en août pour que les blogueurs provinciaux puisse venir. Le hasard a fait que mon blog politique est passé ce mois-là premier au classement général d'un truc bidon. 

Nous étions une petite cinquantaine. Un type est arrivé. J'étais près de la porte. Il m'a dit "bonsoir, tu es Nicolas ? Moi, c'est Guy Birenbaum". Putain ! Le Guy ! Il marquait un peu la consécration de ma conception des blogs : les copains avant tout, ce qui avait valu le classement de mon blog. Il m'avait appris à bloguer (alors que j'avais commencé avant lui). Il t'y avait un tas de potes, je ne vais en citer que deux : Gaël, parce qu'il est le seul à savoir qui est le Loïc, et FalconHil, parce qu'il était venu de loin dans ce repère de gauchiste pour la seule raison que nous avons la même vision des blogs. 

Je ai pas été emu par la visite de Guy. J'avais d'autres chats à fouetter. J'ai été emu (cette boule, les larmes aux yeux et toutes ces conneries) en rédigeant mon billet de compte rendu le lendemain, pour differentes raisons, dont la présence de Guy mais aussi par un jeu que nous avions avec Balmeyer et Gael dans nos blogs : nous serons les rois du monde. Et on l'était. 

Le lendemain Guy était reparti dans sa Normandie (non Guyanaise). Sur la plage, il a assisté à l'intervention des pompiers suite à la noyade d'un môme. Il est rentré chez lui. Et il a tweeté sa détresse. C'était au début de Twitter, pas le machin que c'est devenu aujourd'hui. J'étais seul avec Guy. Je l'ai déjà raconté deux ou trois fois. J'ai essayé de lui apporter le réconfort que je pouvais. 

Toujours est-il qu'à chaque fois que je raconte ces deux jours, je suis ému. 

Pas quand des types se font massacrer par des connards à qui j'ai envie de foutre un entonnoir dans le cul avec du Destop et en ne les achevant que lorsqu'ils auront fini de lire à haute voix tous les billets de mon blog politique. 

La colère ou l'émotion ? 

03 janvier 2015

Des lunettes pour lire

A midi, j'ai vu le vieux Jacques. Je ne sais plus quel âge il a, sans doute 71 mais ma mémoire peut flancher. Il avait des lunettes. Il est presbyte. On a toujours dit qu'en tant que myope, je serai presbyte à 48 ans. Mes collègues de bureau ayant passé les 45 ont tous des lunettes pour lire.

Tiendrais-je comme le vieux Jacques et n'aborderai-je la presbytie qu'à 70 ans ? 

Telle est la question qui me perturbe aujourd'hui.