17 mai 2013

Prendre une cuite par le cul



Slate a un plus joli titre que moi. Leur article signale une société qui a inventé des suppositoires à l'alcool permettant de s'enivrer sans crise d'estomac ni mauvaise haleine. 

On aurait malin au comptoir !

http://www.slate.fr/story/72597/alcool-anus-vagin-cul (je ne peux pas faire de lien propre avec l'appli de l'iPad)

Traversée de Laval

Quelle misère ! Aucune événement ne vient marquer ce voyage. Aucune anecdote croustillante. Je profite néanmoins du fait que la jeune femme à côté de moi soit endormie sur sa tablette pour vous dire qu'elle est vraiment canon. 

Ça me change de la vieille avec d'ignobles verrues sur le nez de la dernière fois. 

Suite du voyage

Passons à la suite du voyage. Le récit du voyage en direct ne sera plus en direct. On perd la connexion à la 3G dès l'entrée dans le premier tunnel après Montparnasse. Le Edge passe par intermittence mais pas assez pour "travailler" correctement. 

Ceci explique la légèreté de mon dernier billet. Vous vous en foutez ? Je raconte quand même. J'avais commencé à taper le dernier billet sur l'iPad en ne me rendant pas compte que l'heure du départ était proche malgré l'annonce dans le micro. Quand le TGV a commencé à rouler, j'avais fini la première phrase du deuxième paragraphe : "L'iPad est en place, connecté à Internet via la 3G déjà l'iPhone." Et j'allais décrire mes voisins : je n'avais pas le temps de terminer, j'ai dit un truc au hasard. J'ai fermé l'application. J'ai récupéré le billet sur l'iPhone et je l'ai publié sans relire. J'aurais pu le publier avec l'iPad, me direz vous ! Oui, mais je n'étais pas sûr d'avoir internet sur l'iPad très longtemps. J'ai réussi mon coup ! Ça s'est joué à moins de deux secondes près, le message de confirmation de publication est arrivé alors que le TGV entrait dans l'âge tunnel. En prenant soin de vérifier que l'iPhone avait bien récupéré le billet, j'avais la garantie de pouvoir le publier en Edge. Hop ! Ça n'a pas été utile. 

Stop ! La vraie explication ?

J'ai constaté une baisse de l'audience de trois de mes blogs qui se traduit notamment par la baisse du nombre de lecteurs de chaque billet mais aussi un phénomène étrange : le compteur de lecture de chaque billet met très longtemps à monter (trois ou quatre jours) ce qui n'était pas le cas avant. 

Je tente donc l'expérience de diffuser plein de billets dans une journée sur mes blogs pour étudier le phénomène. Hier, c'était le blog politique et le blog geek. Aujourd'hui, ce sont les deux autres. 

Voila. 

Je publie dès qu'on arrive au Mans, dans une petite demi-heure. 

Finalement non, je continue

J3 ne vois pas pourquoi vous louperiez une demi-heure de voyage. En bricolant sur l'iPad, j'ai trouvé l'application Open Office. Je décide donc d'y finir ce billet. Pour voir. Ça change. 

A l'usage, aucun intérêt on perd la mise en page. 

Voyage et nouvelles technologies

Il est temps que je commence à raconter mon voyage. Je suis dans TGV place 78 de la voiture 78 ce qui me semble loin de la buvette. 

L'iPad est en place, connecté à Internet via le wifi. Les nouvelles technologies m'impressionnent. Je tape les billets de blog sur l'iPad et je les récupère sur l'iPhone pour les publier grâce à iCloud. Ce qui m'amuse c'est que les machins sont à côté sur la tablette mais que les billets passent quand même par iCloud, c'est à dire les serveurs Apple aux USA. 

Piano libre-service



C'est dans la Gare Montparnasse. 

14 mai 2013

Caille !

Je traînais dans Facebook. Deux copains (dont Homer et le patron du 1880, soit environ 100% des deux copains) sont obligés de faire des deux de cheminée pour rendre supportable l'ambiance. 

Au bureau, ils ont du réinverser le système de climatisation si bien qu'il faisait 25, ce matin, alors qu'hier ça soufflait de l'air froid). 

Le Tourbillon, le bistro où je bouffe le midi, n'a pu sortir qu'une seule fois sa grande terrasse. La Comète a du remettre le chauffage extérieur à la demande de clients, hier. 

C'est le bordel. 

13 mai 2013

Raymond

Hier, j’ai mis la photo de Raymond sur le blog sans parler plus longuement de cet individu qui mérite pourtant mieux qu’un hommage funèbre d’autant qu’il n’est pas visiblement pas mort contrairement à ce que je croyais plus ou moins. Je pense que ça fait six ou sept ans que je ne l’ai pas vu et près de 10 que nous n’avons pas papoté.  Il m'a dit hier qu'il traînait plus souvent sur Versailles, avec son épouse, où habite sa leur fille. C'est étrange. J'ignorais qu'il avait une fille et une femme. Je suppose qu'à l'époque où je l'ai connu, semi-clochard, ils étaient en froid. Je n'ai posé aucune question.

Raymond « était » un ivrogne britannique qui donnait des cours d’anglais à des jeunes Chinoises dans la salle du fond, à la Comète, tous les mardis soirs. A la fin de ses cours, vers 20 heures, il nous rejoignait au comptoir. On le voyait parfois d’autres jours.

Si j’avais eu mon blog à cette époque, il en aurait été un des personnages centraux. Il m’était presque sorti du crâne mais j’y pensais parfois, me demandant ce qu’il était devenu. En fait, il avait cessé ses cours, faute d’étudiantes, puis arrêté progressivement de venir à la Comète. Je suppose qu’il n’avait pas de pognon. Sur la fin, on le voyait un peu errer dans le quartier mais semblant se cacher. Je le croisais sur la place piétonne entre chez moi et la Comète ou dans le métro mais jamais au bistro ou dans la rue. Comme le patron de la Comète ne le voyait jamais passer, je suppose qu’il dormait dans un des recoins de cette place et prenait la station de métro plus loin, comme s’il se cachait de nous.

Hier, il est rentré dans le bistro, comme si on s’était vus la veille, ne se rendant même pas compte de la surprise qu’il pouvait me provoquer. Je l’ai pris dans mes bras car j’étais réellement heureux de le voir. C’était bizarre : je ne suis pas coutumier de ces gestes d’affection. C’est toute une partie de ma vie qui m’est revenue en mémoire, cette période d’avant 2002 ou 2003 (l’époque où j’ai connu Tonnégrande, le vieux Jacques et où Jim est arrivé à la Comète).

Pourtant, il faut être honnête. Je ne pouvais pas le blairer. Plus exactement, je l’aimais bien mais je n’aimais pas les moments passés avec lui. Son accent anglais était horripilant et bien que vivant en France, il se revendiquait différent. Ou, plutôt, il s’étonnait toujours des habitudes que l’on pouvait avoir, comme si on devait s’adapter à ses propres coutumes. Dès qu’on disait un truc, il répondait avec des phrases du genre : « ah vous les Français… » La photo d’hier était mauvaise mais Raymond avait un pif énorme. C’était une espèce de caricature d’ivrogne puant. D’ailleurs, par moment, il puait réellement.

Je disais qu’à la fin, je soupçonnais qu’il était SDF mais dans la première partie de notre copinage de comptoir, il habitait dans Paris, je ne sais plus où. Je pense qu’il squattait chez quelqu’un mais qu’il ne pouvait pas y aller toutes les nuits. Il dormait donc quelque part ailleurs… où il n’avait pas les moyens de se laver. Je crois d’ailleurs me rappeler qu’il faisait parfois sa toilette, le matin, à la Comète…

Pourtant, il était un peu comme une mascotte. Il nous rejoignait alors que le bar était fermé et que nous connaissions ses moments d’intimité, si particulier, que j’essaie de décrire parfois ici. Les clients de la salle sont partis. Le patron est détendu et n’a plus qu’à attendre le moment où le serveur a fini le ménage puis à décider quand il va virer les andouilles au comptoir.

11 mai 2013

Picologies


Un nouveau venu en kiosque. Je ne sais pas pourquoi, le gros frisé à lunettes en couverture du numéro un m'est très sympathique. Peut-être devrait-il mettre une cravate à chier ?

Pour en savoir plus (désolé avec cette imbécile d'application iPhone, je ne peux pas faire de lien) :
http://www.toutnestquelitresetratures.com/m/article-117631495.html

10 mai 2013

Le petit couple à la Comète

Le couple arrive à la Comète. Je vais être odieux mais elle a une taille normale pour une femme. Genre 1m65. Ce qui frappe, c'est que le mec est légèrement plus petit qu'elle. Elle est enceinte jusqu'aux oreilles. Je ne suis pas spécialiste mais au moins 7 ou 8 mois. 

Elle demande à consulter la carte. Le mec se met franchement en retrait, trois ou quatre mètres plus loin vers la salle du fond. Elle regarde une trentaine de secondes. Elle fait un signe de la tête voulant dire non. Elle rend la carte puis finit par se rendre compte de sa grossièreté et présente ses excuses. Ils se cassent. 

Le mec est d'origine étrangère. Probablement algérienne, compte tenu de la commune mais nous ne ferons pas de délit de faciès. Je m'imaginais qu'avec sa grossesse, elle avait eu une envie subite et que son mec l'a amenée au bistro pour essayer de la contenter. 

Un mec avec moi au comptoir, un vague copain, d'origine algérienne (il me l'a dit) d'une bonne cinquantaine d'années (donc 6 ou 7 ans de plus que moi) me sort sa version : le gars est sans papier et se cache. La preuve, selon lui : la manière avec laquelle il s'est mis en retrait. Elle est enceinte et ils espèrent une reconnaissance en paternité pour qu'il puisse avoir des papiers. 

Dans quel monde vivons-nous ? Il va se cacher longtemps ?