16 juillet 2014

La conservation des oeufs [billet à haute valeur pédagogique]

Boite à œufs prise en otage par un blogueur.
« Comment se fait-on que l’on conserve les œufs au frais alors qu’ils ne sont pas au frais dans les commerces ? » Telle est la question que j’ai pu lire dans Twitter ce week-end et qui m’a interpelé pendant le match de foot entre l’Argentine et les Pays-Bas.

C’est une excellente question et mon esprit scientifique va apporter une solution : c’est à cause d’une tradition idiote que nous conservons les œufs au réfrigérateur parce qu’il est inscrit en nous de stocker au frais les produits faits. Ca ne sert à rien.

Là, une deuxième question arrive : comment se fait-il que les frigos soient vendus avec des machins pour ranger les œufs ? C’est aussi une bonne question mais n’abusez pas de ma gentillesse. Je vais vous apporter la réponse : parce qu’ils nous viennent tout droit des Etats-Unis et que ces gens-là ne sont pas très fins.

Tout ceci est rigoureusement exact. Des heures et des heures de recherche sur Google (et une excellente source) m’ont permis de vérifier scientifiquement tout cela.

Par exemple, le mode de production des œufs est différent aux USA et en Europe. Depuis que je blogue, je ne m’attendais pas à écrire une telle énormité : les poules font leurs œufs avec leurs jolis petits culs dans les deux coins mais elles sont nourries différemment ce qui fait que la coquille est plus poreuse chez nos amis d’outre Atlantique, pour résumer, ce qui fait que les méchants microbes rentrent plus facilement.

Conserver les œufs au frais, chez nous, provoque une espèce de condensation, qui augmente cette porosité à la con. Ce qu’il y a d’important, quand vous mangez des œufs conservés au frais, est de les dévorer dans les deux heures qui suivent leur sortie du frigo. Il est donc conseiller de conserver les œufs pas au frais mais aussi de les conserver au frais pour éviter les salmonelles. Ainsi, soit vous mourrez dans d’affreuses souffrances à cause des salmonelles soit vous crevez de la même manière à cause d’autres saloperies.

Restons pragmatique néanmoins comme on a vu qu’on n’avait pas la réponse à la question : mangeons les œufs dans les 28 jours qui suivent leur ponte.

Vous faites de la mayonnaise. Il vous faut sortir les œufs à l’avance du frigo ou prendre de la mayonnaise en tube. C’est donc moins fatigant de faire de la mayonnaise si vous ne rangez pas les œufs au frais.

Et paf !

D’un autre côté, si vous habitez un appartement comme le mien où la cuisine est orientée plein sud et où la température dépasse parfois 27 ou 28 degrés, je conseille le frais. Sauf si vous n’avez plus de place dans le frigo pour le rosé.

J’espère avoir répondu à toutes vos questions. Merci de les avoir posées.

14 juillet 2014

Joies des voyages !

Quand j'ai réservé mon billet de retour, il n'y avait plus de place en seconde. J'ai donc pris une place en première. J'avais donc la place 11 dans la voiture 1. Je prends place mais j'étais furieux. Cette partie à l'avant du train avait un confort pire qu'une seconde normale. 

Quand la contrôleuse est passée, j'ai évite de gueuler, ça n'aurait servi à rien. 

À Rennes, une jeune fille s'assied en face de moi. 20 ans ? Grande, mince, gros nichons mais sale gueule. À un moment, elle se met à chercher quelque chose dans son grand sac à main. Et commence à le vider. Il y avait une demi douzaine de coques d'iPhone et des trucs féminins : brosses à cheveux, tampons,... Le tout me paraissait d'une hygiène très douteuse, plein de poussière. Ma première impression était la bonne. Malgré un corps fort sympathique, sa tronche m'avait débecté. Pourtant, je ne suis pas bégueule, en principe. 

Elle m'a paru nettement plus sympathique quand elle a sorti un décapsuleur du fond de son sac. 

Nous arrivons au Mans. Un type monte et revendique ma place. Je vérifie. Effectivement, je étais pas en voiture 1, place 11, mais voiture 11, classe 1. Le con. Je n'étais pas dans le bon train. 

Je décide donc de chercher une autre place mais le train était plein : voiture bar. Hop ! Une bière s'impose. 

Je m'installe près du "comptoir" et je commence à rédiger ce billet. Je ne sais plus comment je voulais conclure, d'ailleurs. 

Une petite dame se met à crier : on ne vend plus d'alcool ! Il y a plus de bière !

C'était ma contrôleuse. Elle se précipite vers moi : monsieur, cachez votre bière en vitesse. Je m'interroge quelques secondes. Était-elle devenue folle ? Non ! Elle était suivie pas un ivrogne défoncé qui voulait absolument à boire. Je cache ma bière dans sous ma veste. Le type finit par se mettre à côté de moi et elle est partie. J'ai donc passé trente minutes de voyages avec la main "autour" d'une bière sous un pan de ma veste !

Joie. 

13 juillet 2014

Anecdote de bac

Je me rappelle du 8 juin 1984 bien que cela fasse un plus de trente ans. Un proche m'avait dit « ah ben tiens, dans une semaine, c'est le 15, tu passes la philo, la première épreuve du bac ». J'avais répondu : « ah ben je ne peux pas, je passe mon permis de conduire, ce jour-là » avant de réfléchir. Je suis donc allé à l'auto-école. Le moniteur m'avait répondu : « ah ben merde, je crois que tout est plein avant la rentrée ». Ca ne m'amusait pas du tout, le fait de ne pas pouvoir avoir de voiture pendant les vacances et les difficultés que cela poserait à la rentrée, si j'avais mon bac et que je partais faire mes études « à la ville ». Il avait réfléchi et m'avait dit : « ah ben si, on a un créneau cette après-midi, mais il te manque deux leçons. Cela étant, tu te débrouilles assez bien, on pourrait le tenter. »

Je me pointe donc un peu après au centre d'examen et me voilà parti avec un inspecteur, on roule dans la ville, je fais quelques manœuvre,... et, en remontant la rue Neuve, l'inspecteur pile et un type déboule devant nous sur la route en provenant de la rue Notre Dame. Désolé pour mes lecteurs non loudéaciens, je m'explique : la rue Notre Dame étant en sens unique, il était impossible qu'un type déboule de là, d'autant que c'est une rue assez étroite et que pour reprendre la rue Notre Dame, le virage est un peu sec.

L'inspecteur était en transe : « Mon dieu, je ne sais pas comment je l'ai vu, comment j'ai eu le réflexe de piler, c'est un miracle, nous aurions du être morts ». Surtout lui, d'ailleurs, vu qu'il était du mauvais côté de la voiture. On se remet, je repars, il n'était pas du tout à l'aise et j'ai commencé à accumulé les conneries, notamment quand on était de retour au centre d'examen, je n'ai pas réussi à faire le créneau pour garer la voiture. J'étais donc sûr d'avoir loupé l'épreuve. Je sors donc de la voiture, pitoyable, déçu, quand l'inspecteur m'appelle : « Mais attendez un peu ! ».

Il était en train de remplir la feuille rose. J'avais mon permis, sans avoir passé toutes les leçons, en ayant failli avoir un accident grave et m'étant montré incapable de faire un créneau, le tout parce que je m'étais emmêlé les pinceaux dans les dates au moment de m'inscrire...

C'est amusant, c'est la première anecdote du bac, qui n'a rien à voir avec le bac, à laquelle j'ai pensé quand Romain m'a tagué, dans son billet pour une chaîne de blog (à laquelle Sarkofrance a répondu aussi). Je ne vais pas relancer la chaîne, c'est trop tard...

J'en raconte une autre dans mon blog politique. Quelques autres ?

L'albatros

C'était un an plus tôt, pour le bac de français. Je n'étais pas bon en français à partir de la seconde. J'avais 9 à presque toutes les dissertations. C'est un peu comme pour ce blog, j'arrive à raconter de belles histoires mais, dans une épreuve de français, ça manque un peu de références culturelles. D'ailleurs, à l'écrit, au bac, j'ai eu 9.

Pour l'oral, j'avais galéré. Franchement, je ne suis pas littéraire. J'avais beau relire des fiches, je n'arrivais pas à comprendre ce que j'avais écrit pendant les cours, à en comprendre la logique. Ca ne m'intéressait strictement pas, ce qui ne m'empêchait pas de lire relativement beaucoup, mais sans m'intéresser à la forme. Et paf ! Pour l'épreuve, je tombe sur l'Albatros de Beaudelaire. Je ne me rappelais pas l'avoir lu... Ce n'est que de retour à la maison, en fouillant mes fiches, que je me suis rendu compte que je n'avais même pas fait l'impasse dessus. Ca ne m'intéressait vraiment pas, j'avais lu et relu ce truc, les fiches, tout, sans que ça ne me rentre dans le crâne.

Évidemment, le type qui faisait passer l'épreuve pensait que j'avais fait l'impasse. C'était un vieux prof chauve, vachement impressionnant. D'ailleurs, j'en ai la même image que de mon inspecteur pour le permis.

Au lieu de me foutre un zéro que je pensais avoir amplement mérité, il m'a posé différentes questions sur le texte me poussant à faire des analyses, me forçant à réfléchir, presque mot par mot, et comme je donnais les bonnes réponses systématiquement, il s'était probablement rendu compte que je n'étais pas un imbécile et avait fini par me coller un 8.

C'était un miracle.

Le lancer de poids

J'étais franchement mauvais en sport sauf en natation et en une épreuve d'athlétisme : le lancer de poids. Le sport était la seule épreuve pour laquelle c'était notre prof qui nous notait. Le système de notation était composé de quatre notes sur cinq pour arriver à vingt.

La première sur une discipline : j'avais pris la natation et avait eu la note maximum. Cinq.
La deuxième était sur une autre mais avec uniquement deux épreuves : j'avais pris l'athlétisme avec le 60 mètres (de mémoire) et le lancer de poids. Pour le lancer de poids, j'étais le meilleur de la section (vu ma morphologie...), j'avais dépassé la distance pour avoir la note principale. Pour le 60 mètres, je m'étais bien démerdé, j'aurais du avoir une bonne note. Disons quatre.
La troisième consistait à une course sur 3 ou 4 kilomètres à faire en un temps minimum (relativement large, c'était une preuve conne). Je méritais cinq.
La quatrième était relative au comportement dans l'année. Je n'étais pas bon en sport mais j'étais assidu, volontaire,... Je méritais au moins trois.

Ce qui fait que j'aurais du avoir 17 au minimum et que j'ai eu 11. Quand je dis que j'aurais du avoir 17, c'était par rapport au système de notation, pas par rapport à mes performances sportives (encore que, j'étais très bon en natation et je me débrouillais en athlétisme, sauf en saut en hauteur vu ma légère surcharge pondérale déjà très légère à l'époque, je n'étais pas mauvais en hand en ayant pratiqué en club pendant plusieurs années, il n'y avait qu'en gymnastique où j'étais à la ramasse).

J'en ai donc conclu que le prof ne pouvait me blairer et m'avait saqué sans que je sache vraiment pourquoi avant de comprendre qu'il était probablement jaloux de mon père qui était reconnu dans le monde associatif sportif...

J'ai oublié le nom de ce type. Il faudrait que je me renseigne et foute sur la gueule des profs de sport en général qui est vraiment le métier de ceux qui ne savent rien faire d'autre... Des cons qui notent à la tête du client sans s'occuper du reste, de l'effort fourni, des barèmes officiels, de l'intérêt des gamins... Ce que j'ai compris le jour où j'ai reçu le détail des notes.

Ce qui me fait rigoler, c'est que c'est avec ce point supplémentaire (un point de bonus pour une moyenne supérieure à dix) qui a fait que je n'étais pas au rattrapage, vu que j'ai eu 10,06 de moyenne...

12 juillet 2014

01 juillet 2014

La page qui se tourne

Fred est un copain de comptoir. Un vrai. On ne s'est jamais vus ailleurs qu'au comptoir de la Comète. Peut-être nous sommes-nous croisés aux toilettes... Il est militaire. Il a eu sa mutation. Il décolle demain pour Tahiti. Le pauvre...

La probabilité qu'on se revoit est à peu près aussi forte que celle pour que je remplace la bière par du thé à la menthe dès demain soir

Une page se tourne. 

Il est rare que je parle de politique dans ce blog mais une autre page se tourne. Nicolas Sarkozy a été mis en garde à vue et il est probable qu'il ne s'en remette jamais. Cela étant je m'en fous. Je le disais, je ne suis pas dans mon blog politique. Il empêche que la page se tourne. 

Aujourd'hui, je pensais à tous les copains blogueurs de gauche avec qui on a blogué de concert depuis 2007 (un peu avant pour moi, ce blog a huit ans et six mois...). Je pense à beaucoup de gens. À Romain Blachier, bien sûr, qui continue à être productif. Je pense à tous les autres, moins prolixes. Merci et bravo à tous. 

Bravo pour avoir tenu. Nous ne sommes pour rien dans la composition ou la décomposition du paysage politique ni pour la garde à vue de l'autre. Mais nous sommes là !

Je pense surtout au copain Juan de Sarkofrance. Nous avons une relation particulière, tous les deux. On en reparlera à l'occasion... 

Je pense aussi à tous ceux qui ne font pas partie de notre cercle de blogueurs politiques de gauche : Fabien, Guy, Samuel, Didier,... On se déteste, on s'aime, on se retrouve devant une bière, on s'engueule... Et ils ne sont surtout pas à mettre dans la même panier. 

Nicolas Sarkozy est terminé. Tant pis. Passons à autre chose. 

La page se tourne. 

30 juin 2014

Les branquignoles de la RATP

La station Palais Royal Musée du Louvre est fermée. La ligne 6 est arrêtée entre Montparnasse et Trocadéro. La station Chatelet est en travaux, les tapis roulants sont fermés. La station est impraticable.

Que des travaux soient nécessaires, je veux bien le croire. Il n’empêche que le type qui coordonne les travaux et a fait en sorte que de m’emmerder à ce point, tout comme une grande partie des gens qui habitent au sud de Paris et travaillent à l’ouest, mérite un licenciement pour faute grave. Trois chantiers planifiés en même temps qui emmerdent le monde. C’est quand même fort !

Palais Royal Musée du Louvre est fermé depuis janvier (avec deux mois d’ouverture au milieu). Est-ce que ces ânes peuvent penser aux usagers ? C'est-à-dire des braves gens qui utilisent ce moyen de locomotion matin et soir parce qu’ils en ont besoin… Ont-ils réellement besoin de fermer une station totalement environ 5 mois pour refaire les carrelages sur les murs ? Ne peuvent-ils pas optimiser les travaux ? Ont-ils oublié qu’ils sont payés avec le pognon qu’on leur file, nous et les collectivités territoriales ?

Je veux bien subir les grèves, les « accidents graves de voyageurs », les incidents techniques et autres conneries quotidiennes mais pas les travaux planifiés ! Je veux bien concevoir qu’il soit nécessaire de fermer une partie de la ligne 6 du métro pour faire certains travaux mais est-ce que ces crétins ne pourraient pas le faire à un moment où les autres moyens de rejoindre la ligne 1 sont disponibles !

Des branquignoles !

29 juin 2014

La coupe du monde du ramadan

L’angoisse me prend toujours quand je sors le dimanche soir à Bicêtre : trouverais-je un bistro ouvert ? Finalement, trouver tous les bistros fermés ne m’est arrivé qu’une seule fois, quand j’avais pris un train pour revenir de Bretagne à une heure assez tardive. Ce soir, j’étais assez confiant : c’est le Ramadan. De fait, l’Aéro était ouvert mais avait très peu de client. Je suis parti rapidement… Au PMU, ils regardaient le match Hollande Mexique. Je suis resté. Les Pays-Bas ont gagné, suite à un pénalty et à un but dans les dernières minutes, ce qui m’a permis de faire quelques Tweet, comme Yann Galut (ce que j’ai découvert après), sur la méthode Hollande.

Faut bien rigoler.

Dès la fin du match, le patron du PMU s’est arrangé pour que tous ses clients partent, sauf moi. C’était étrange. Il n’arrêtait pas de me dire : « prends ton temps ». De fait, je n’étais pas pressé.

Récemment, Marine Le Pen a lancé une polémique : il faut que ceux qui ont une double nationalité, française et algérienne, choisissent. Ce qui équivalait à dire que les algériens qui soutiennent leur équipe de foot doivent foutre le camp. C’est ignoble. Le Point a lancé un sondage idiot pour voir qui lui donnait raison puis l’a vite retiré, se rendant compte à quel point il était raciste. Ca a fait polémique cette après-midi mais je ne suis pas dans mon blog politique et je m’en fous. J’étais dans le train et n’avait rien de mieux à faire que de suivre les tweets.

J’ai vite compris que le patron voulait discuter avec moi. Ou, plus précisément, en avait marre de ses clients algériens qui foutaient la merde et de tous les gens qui s’intéressaient au foot, alors que je m’y intéresse uniquement pour le côté « fête populaire ».

Il m’a donc demandé si objectivement le Mexique méritait sa défaite ou, au contraire, ils avaient largement mieux joué, ce qu’il pensait. Il a encore à nouveau assez vite compris que je n’étais pas le meilleur pour juger.

Toujours est-il que j’ai fait deux bistros « algériens » ce soir, et que la coupe du monde de football semble foutre la merde dans le ramadan : pas de client.

C’est étrange.

Je suis rentré à 20h30. Tous les bistros étaient fermés. En période de ramadan et de coupe du monde. Alors que tout le monde devrait faire la fête.

26 juin 2014

Nancy

Nancy et Patrice sont en vacances à Paris ce qui les change de la Thaïlande et en ont profité pour faire un passage à la Défense, au Tourbillon (d'où mon billet d'hier soir). Aussi charmante dans la vraie vie que sur son blog.

Je rencontre souvent des blogueurs mais je crois que c'est la première fois que je rencontre quelqu'un que je connais via les réseaux sociaux depuis aussi longtemps (au moins cinq ans). A table, on n'avait plus grand chose à dire tellement on connait nos vie réciproques !

Gildan et El Camino vont être jaloux. Bien fait pour leurs gueules.

Encore merci à Nancy et Patrice pour l'invitation !

25 juin 2014

Comment aller au Tourbillon ?

Voila un billet utile qui indique comment aller du métro Esplanade de la Défense à la brasserie Le Tourbillon. Si je peux rendre service.